A Media
Festival de formes courtes 18 juin 2011
Alter&Nativa, Laspuna, Aragon, Espagne
Performance "L'arroseur"

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A Media Festival de formes courtes 18 juin 2011 Alter&Nativa, Laspuna, Aragon, Espagne Performance "L'arroseur" ![]() "Messe pour Champion" Le vendredi 5 Novembre 2010, à 19h, célébration de la "Messe pour Champion", en l'église du Mas d'Azil, dans le cadre de l'exposition "Pyrénées: Art et Ecologie au XXI ième siècle". En 2009, en préambule à la résidence "Pyrénées: Art et Ecologie au XXI ième siècle" au Centre Art et Nature de Farrera en Catalogne, des scientifiques nous faisaient découvrir quelques traces de "l'empreinte écologique" de l'homme dans les Pyrénées. Nous avons visité des sites comportant des traces de différents stades de l'industrialisation, jusqu'a l'abandon de sites autrefois exploités, cultivés, des paysages ayant vécu des renaissances multiples au fil des siècles. La consommation de masse a entrainé une augmentation exponentielle des impacts divers sur la nature et l'histoire naissante du monde contemporain nous apprend chaque jour de nouveaux drames écologiques. Dans la petite ville du Comminges au pieds des Pyrénées près de laquelle je vis, un charcutier-traiteur depuis 5 générations avait ouvert un deuxième commerce, une petite surface d'alimentation générale. Puis il a fait construire en périphérie immédiate du village une moyenne surface franchisée à l'enseigne de Champion. Puis il a vendu son Champion car il n'avait pas de descendance interressée. Puis Champion s'est agrandi en Hyper Champion. Puis Hyper Champion a été avalé par Carrefour l'été 2009. "Messe pour Champion" est un dialogue à l'intérieur de mes pratiques artistiques, croisant mon intérèt pour le principe d'échange, de rituel et mon travail critique d'une hyper consommation aliénante. Messe pour Champion, église du Mas d'Azil, novembre 2010, durée 10mn Diffusion au centre multimédia et au cinéma du Mas d'Azil de 6 vidéo d'actions dans le paysage conçues lors de ma résidence à Farrera en octobre 2009: -"Laver les rochers" -"Tailler le paysage" -"Dater un relief" -"Percussion sur patrimoine avec fragments d'ardoise locale" -"L'attaque du Sprinkler" -"Eho!" et projection du Power Point Poèm "Superflux et Superflu" dans le village "Composition pour Chorale et TGV" Action réalisée avec le public lors du Parcours philotopique réalisé en cours de résidence à la Maison Salvan à l'occasion de Traverse vidéo en mars 2010 à Labège, 31. Il s'agissait d’accompagner le passage d'un TGV. Des choristes, accompagnés du public, décrivirent le passage d'un TGV en essayant de chanter avec lui les paroles suivantes : « il arrive » puis « il passe » et enfin « il est passé ». "L'appel à leds", el pueblo, karaoké de rue Action réalisée avec le public lors du Parcours philotopique réalisé en cours de résidence à la Maison Salvan à l'occasion de Traverse vidéo en mars 2010 à Labège, 31. « L’appel à leds » fonctionnait comme un Karaoké de rue à partir du texte d’une signalétique lumineuse à leds. Cette signalétique lumineuse se trouve dans une zone urbaine qui va connaitre dans les prochaines années des aménagements majeurs en termes de communication. Des chants révolutionnaires russe, italien et espagnol connus de tous s'affichaient sur le panneau lumineux. Trois personnes du village d’origine russe, espagnole et italienne avaient accepté de chanter avant que le public ne reprenne en cœur. Au-delà des contextes politiques et historiques dans lesquels s'inscrivirent ces chants, c’est du rassemblement dont-il était question. "Le carillon" Action réalisée lors du Parcours philotopique réalisé en cours de résidence à la Maison Salvan à l'occasion de Traverse vidéo en mars 2010 à Labège, 31. Pour « Le carillon », j'ai sonné les cloches de l’église du village manuellement, comme un appel. L’église et la Maison Salvan étaient alors en travaux, la programmation des cloches hors service depuis plusieurs semaines. Le culte et la culture en sommeil, en suspend. Cette intervention arrive dans cette situation, alors que, en résidence dans le village je devenais très sensible à l’absence de certains sons (cloches) et à la présence de bruits (travaux).
(Annulation de la performance) "Steve" au Petit Salon de l'Art Contemporain du bbb, Toulouse Je propose une action dont le principe est l’animation du Petit salon de l’art contemporain du bbb, centre d’art qui à l’occasion des fêtes de fin d’année accueille des artistes exposants qui vendent à leur profit des multiples et des œuvres originales dont ils sont les producteurs. Il s’agit de l’intervention de Steve, un animateur professionnel de centre commercial, surfaces de ventes et salons, dont l’activité est habituellement d’animer des lieux de la grande distribution. Son comportement sera identique à celui qu’il a habituellement dans les surfaces de vente. Il devra enjoindre les clients, les visiteurs, le public à acheter les œuvres et multiples proposés. Son action sera la dynamisation des ventes par une présentation la « meilleure possible ». Le décalage subtil ou pas entre un discours vantant les qualités d’un produit de grande consommation et une production artistique sera une des qualités de la performance. La culture de l’animateur, ses habitudes de travail, de langage, son professionnalisme, autant de qualités déplacées d’un contexte à l’autre, déterritorialisées, dépaysées, seront une autre des qualités de la performance. Cliquez sur l'mage pour visiter le site de Steve ![]() Cliquez sur l'image pour visiter le site de Steve
"Marie Madeleine", pour ail, oignon et 12 choristes Présenté en 2009 à la Chapelle des Carmélites à Toulouse à l'occasion du Festival Traverse Vidéo et filmé en studio aux Lycée des Arènes en 2010. Cette dernière version a été présentée au terme du Parcours philotopique à Labège dans le cadre de ma résidence à la Maison Salvan et de Traverse vidéo 2010. « L’attaque du Sprinkler » Action réalisée lors de la résidence « Art et écologie »
Centre Art i Nature de Farrera, Catalogne, 2009
Présentée avec 5 autres vidéos d'actions à Ars Santa Monica, Barcelone, du 30 mars au 10 avril 2011 La référence au « Don Quichotte » de Cervantès est explicite. Le paysage est vraiment construit par l’homme et une agriculture qui survit en montagne. Ce que l’on voit du paysage est une vraie histoire culturelle. On peut analyser, sonder, évaluer avec les outils scientifiques et sociologique toutes les sédimentations culturelles et naturelles. L’homme est réellement lié au paysage par une maitrise associée à une dépendance. Alors se battre contre un Sprinkler c’est un acte poétique, c’est de la littérature. « Le silence est un chant inouï »
Action filmée et photographiée, Santa Eulàlia d'Alendo, Catalogne, 2009.
Résidence art et écologie, Centre art i natura, Farrera, Catalogne.
En 2006 lors d’une résidence « Art Contemporain/Art Vocal » j’ai présenté lors d’un concert des chorales Franco-allemandes de Toulouse et de Köln, des compositions ou poèmes visuels. « Le silence est un chant inouï » était la composition visuelle en préambule du concert. La cathédrale dans laquelle avait lieu le concert allait bientôt s’emplir des chants de 125 choristes. C’était en sorte de contrepoint que je proposais cette première composition. Lors de ma résidence à Farrera, j’ai été fasciné par le silence de la montagne encore plus clair à l’intérieur de cette magnifique chapelle de Santa Eulàlia. C’est la raison pour laquelle j’ai voulu rendre une sorte d’hommage au silence et au recueillement que la religion phagocyte littéralement. « Laver les rochers »
Action réalisée lors de la résidence « Art et écologie »
Centre Art i Nature de Farrera, Catalogne, 2009
« Laver les rochers » est une opération délicate, douce et attentive, mais qui ne sert à rien. C’était peut-être un prétexte à montrer des morceaux de paysage. Peut-être est-ce là une métaphore de ce qu’il nous reste à faire maintenant que nous avons tout salit. « Dater un relief »
Action réalisée lors de la résidence « Art et écologie »
Centre Art i Nature de Farrera, Catalogne, 2009
Sur la plupart des bâtiments anciens existe encore la pierre sur laquelle le propriétaire a fait graver la date de construction. Ici un jeu sur le verbe dater qui est l’étude géologique d’un relief et l’acte d’inscrire une date, pose la question de la place de l’homme face à la nature. Lorsqu’en art un artiste signe un objet, il le fait sien, comme pour les « ready-made », le scientifique, à la proue de l’humanité, ne fait pas autre chose. Au-delà de la nécessité de comprendre le monde, la taxinomie est une appropriation du patrimoine écologique. On peut aller jusqu'à dire qu’un objet n’existe pas tant qu’il n’a pas été nommé. A la fois, le scandale qu’est devenu la signature de Thompson sur la colonne de Pompée sous la plume de Flaubert, montre la vanité, voire la bêtise d’une signature, mais là, il s’agissait de sur-signer un objet culturel. Dater, en gravant, une paroi rocheuse, n’est pas si différent en soi que de dater à partir d’une étude géologique et la taxinomie n’est pas loin, ni moins vaniteuse que la fabrication d’un ready-made. Cette action est peut-être celle qui formalise le mieux le pont sémantique entre l’art et la science, dans sa nécessité et sa vanité.
« Percussions sur patrimoine »
Action réalisée lors de la résidence « Art et écologie »
Centre Art i Nature de Farrera, Catalogne, 2009
Faire feu de tout bois, faire musique de toute chose, à la fois action critique et sommes de questions. L’action humaine nait dans une contradiction systématique. Le respect d’une morale, d’un pacte, des lois, d’une éthique, d’un «vivre ensemble » et le besoin vital d’action, de production, de reproduction, de conquête, de pouvoir. La musique, il me semble se retrouve comme rituel au centre de ces contradictions. Outils d’expression vitale, quasi animale, chant du prédateur et supplique de la victime, parade de séduction, cri ou construction sur-élaborée des grandes architectures musicales classiques ou contemporaines. Il en va de même pour la nature, l’homme pris entre le vivre ensemble, la construction d’un monde meilleur et le besoin de conquête et d’asservissement de son environnement. L’homme au centre de ces tensions, et ses actions comme des musiques entre cri primal et grandiloquentes compositions.
Casser le silex pour en faire le premier outil, frapper sur la terre pour communiquer, signifier son existence et, le temps d’une musique se retrouver face à un édifice religieux comme construction idéologique castratrice et totalitaire mais qui n’en est pas moins beau. "La ritournelle cosmique" Composition pour Gilles Deleuze et "Minnewanka" de R. Murray Schafer en collaboration avec la chorale Chanteval sous la direction de Nicolas Husser. Performance réalisée le 31 mai 2009 dans le cadre "e pur se muove" La Maetllé, Stosswhir, Haut Rhin. Extraits Nicolas Husser m'a proposé ce chant, composition contemporaine pour chorale sur le thème de l'eau. J'ai découpé puis remodelé la partition pour y insérer la parole de Gilles Deleuze qui parfois est chantée par le choeur. Slogans Omnibus, Tarbes, 2009 Lecture avec mégaphone de slogans publicitaires sur chant révolutionnaire Slogans,
Gagner le cœur du monde.
Faire du ciel le plus bel endroit de la terre
Haribo, c'est beau la vie pour les grands et les petits
Parce que le monde bouge
Ça coule de source
Parce que je le vaux bien
L'imagination dans le bon sens
Twix, deux doigts coupent faim
Vous ne viendrez plus chez nous par hasard
Enjoy Coca-Cola
Forever sports
U, U, U, les nouveaux commerçants
Pour une nouvelle, c'est une bonne nouvelle
Le pays où la vie est moins chère
La mode à petit prix
A quoi ça sert d'imaginer des vêtements si on ne peut rien faire dedans
Think different
Mars, et ça repart
A ne pas confondre avec une voiture
Venez vivre la magie
Jusqu'où irons-nous pour vous
Laissez parler vos émotions
Il faut secouer, sinon la pulpe elle reste en bas
Assurément humain
Nous, c'est le goût
On remet ça
Nous ne sommes pas populaires sans raisons
Elle a tout d'une grande
Jouez avec vos émotions
La technologie en action
En cas de soif, appelez Orangina
La passion nous anime
Vivez la vie en couleurs
Donner au monde l'énergie d'être meilleur
Nous vous devons plus que la lumière
Le poids des mots, le choc des photos
La banque à qui parler
Le futur, vous l'aimez comment
Des idées de génie
Faites pousser vos idées
Ce que l'avenir vous promet, La Poste vous l'apporte
Difficile de battre un champion
Lavez sans délaver
On a tous à y gagner
Partenaire du bonheur
Plus t'en mets, plus t'en as!
Chaque jour passé sans fumer est une victoire sur le tabac
La victoire est en nous
On y va pour gagner
Déclaré source de jeunesse par votre corps.
Il est fou Afflelou, il est fou !
Qui sème les fleurs, récolte la tendresse
Mars, et ça repart!
Nous vous devons plus que la lumière - Donner au monde l'énergie d'être meilleur
Douceur émotion passion
De la matière grise dans vos couleurs
L'eau à l'état sauvage
La plus chaude des boissons froides
Par amour du gout
A fond la forme.
A chaque métier son Fiat -
Cette sensation s'appelle Coke
Toujours Coca-Cola
Seul un Coca-cola fait l'effet d'un Coca-cola
Vu à la télé
On se lève tous pour Danette
Les matériaux pour construire le monde
A qui le tour
Renforce vos défenses naturelles.
Just do it.
Deviens ce que tu es
C'est tout ce que j'aime.
Prenez le temps d'allez vite
Roule à l'optimisme
A vous d'inventer la vie qui va avec
Avec carrefour, je positive
La vie, la vraie
On est là pour ça
Vous n'imaginez pas tout ce que Citroën peut faire pour vous
Chez Casto, y'a tout ce qu'il faut
Il faudrait être folle pour dépenser plus
Le contrat de confiance
360 secondes de bonheur
N'imitez pas, innovez
Renforce vos défenses naturelles.
Opération anti-rhume
C'est tellement mieux d'être une fille
L'Unité Mobile de Parc et Jardin est une invitation sans fard à une utilisation libre de l'espace public, mais aussi un rendez-vous à des invitations performatives. Carl Hurtin propose ici, à la fois un nouvel espace dans la ville, une proposition personnelle d'activation de ce nouveau lieu de production et aussi l'invitation à d’autres artistes à l'activer à leur tour. La performance qu'il propose sur l’UMPJ est une composition jouée en live, mix d’enregistrements de la parole de philosophes contemporains (Deleuze, Foucault…) et d’un concert d'une dizaine de sonneurs de trompe de chasse dans leur tenue d'apparat et une lecture en duo avec Amina Hafsi. La gravité, la dramaturgie et la dimension codifiée et presque martiale du concert de cor ne fait que rehausser une certaine acuité de la parole des philosophes. Il est autant question de complémentarité que de contraste, la tenue verte sur la benne rouge, la parole musicale de philosophes en représentation enchâssée dans la monture cuivrée des instruments. L’UMPJ est posée sur un trottoir ou une place à proximité de lieux d’exposition. Elle est constituée d’une benne remplie de terre végétale, semée de gazon et plantée d’un ou plusieurs arbres. Cette unité de parc et jardin devient une extension des lieux d’exposition. Au même titre qu’un parc ou un jardin, on peut y organiser des rencontres, un vernissage, une performance. La pelouse surélevée peut devenir une scène pour un concert, on peut s’y allonger pour une sieste et y dormir à la belle étoile. Ce travail fait partie d’une recherche de principes d’autonomisation et de débordements anarchiques et poétiques qui déplacent l’intérêt des individus de la consommation vers la production. Pour le Forum de l'image 2005 l’UMPJ sera placée en centre ville de Toulouse, Place de la Bourse durant la semaine du 19 Mai au 26 Mai, avec un temps fort le samedi 21 Mai où sur cette idée de parc, se succéderont concerts et lectures. AlaPlage Communiqué de presse
Composition pour philosophes et trompes de chasse, extraits Cette vidéo est un montage entre la captation, le son de la performance et la composition réalisée en studio. Avec les voix de Georges Canguilhem, Michel Foucault, Gilles Deleuze et le Rallye Trompes du Comminges
Lecture pour lunettes de bouche double
Amina Hafsi lit Ôde de Antar ben chaadad Carl Hurtin lit le Cantique des cantiques Les deux textes sont ambivalents. Ils peuvent être lu et compris différemment bien que sans ambiguité chargés d'érotisme. Collaboration avec Daniel Buren pour sa performance au Théatre Garonne le 11 octobre 2008. Il s'agit de coller des lais de papier rayé de couleur sur une grille de papier rayé noir et blanc sous la direction de Daniel Buren. Cinq acteurs sont sur scène. Puis de déchirer selon nos envies pour créer des agencements de couleurs dans les rayures, par manque, étirement, soustraction...Réitérer des gestes historiques du rapport à la surface, à l'image (1967, premiers collages sauvages de rayures dans l'espace public par Daniel Buren). Se réapproprier l'espace par impactage de motifs répétés (Buren, Mosset, Parmentier, Toroni), pour redéfinir une architecture, re-voir l'espace. Site de Daniel Buren Daniel Buren au Lait à Albi http://www.centredartlelait.com/spip.php?article208 "Accident de caddie" Ce travail est la suite d’une série d’études de transformation du caddie en outil de production individuel en tant qu’appartenant à l’individu au moment où il s’en saisit.
Ici, il est pour moi un objet révolutionnaire, un outil critique.
Cet aspect de mon travail est l’autre face de mon engagement pour la création d’espaces humains de production (Unités Mobiles de Parc et Jardin, performances partagées…)
Les deux c de accident et les deux d de caddie sont faits pour s’entendre. Entendons les donc. La répétition des consonnes comme une première hésitation, un accroc, un bégaiement, un trébuchement.
Comme le soumet à la pensée Paul Virilio, toute création humaine comprend son potentiel de danger, le caddie n’en parait pourtant pas doté. Machines, mécaniques et toutes démiurgies terrestre, doivent être pensées dans leurs finitudes, évaluées dans leurs entropies. Je propose, en mettant en scène la décomposition du mouvement de la chute d’un caddie, que cet outil de la consommation de masse n’y échappe pas. Cette étude phénoménologique, constitue une entrée formelle pour une énième mais encore possible critique de l’aliénation au système marchand.
« Toute la vie des sociétés dans lesquelles règnent les conditions modernes de production s’annonce comme une immense accumulation de caddies », Marx, Debord…
Le spectacle merveilleux à portée des désirs, la fête infinie baignée des lumières du Noël continu, le caddie en est le tapis volant et le miroir magique, le carrosse, le traîneau, le véhicule parfait.
Si pour Virilio les technosciences sont arrogantes jusqu’au délire, la société de consommation et leurs distributeurs inféodés le sont aussi. Nous sommes consommateurs jouissants et pervertis du délire du monde.
Penser l’impensable, calculer l’improbable, inventer la fin ou la décider, l’accident serait ce qui nous resterait de volonté productrice, de liberté d’agir. Performance : Vielle à roue : Mathieu Blanc
Basse : Guillaume Besson
Percussions : Denis Minier, Barthélémy Lougarre, Fabrice Bony, Gaël et Erwan.
Chorale : Troisième système, chef de chœur Xavier Mathe
Fond sonore (prises de son diverses et montage) avec l’aimable autorisation de la chorale « Troisième système » : Carl Hurtin
Finalisation technique : François Donato pour éOle
Caddie's death Performance réalisée à Lieu Commun, juin 2008. Caddie et meuleuse amplifiés, deux guitares. Je découpe un caddie avec une meuleuse. Des micros contact ont été fixés sur le caddie et sur la meuleuse. Une guitare est accordée au son de la meuleuse et l'autre guitare m'accompagne au chant lors du "refrain" lorsque je frappe sur le caddie avec la meuleuse. Je voulais un son sale, saturé, et retrouver avec le "refrain" quelque chose du blues traditionnel, lorsque le "pauvre homme" n'a plus que le chant pour se plaindre ou dire sa haine. La criée En résidence à Royan, j'ai demandé la collaboration de chorales pour crier du vocabulaire lié à l'ancienne activité du centre d'art, poissonnerie à quelques métres de la criée haut lieu de l'activité Royannaise. J'ai travaillé une bande son utilisant pour les rythmes des bruits enregistrés dans la criée et des archives de la criée au temps où les ventes de poisson se faisaient encore à la voix. Accumulateur d'escalator, action Je propose de récupérer l'énergie développée par le roulement continu des rampes d'escalator en plaçant contre la rampe une roue reliée à une dynamo et de stocker l'énergie électrique produite dans une batterie de voiture par exemple. Lecture/performance sur l'UMPJ à Empalot, 2004. Lecture de "Ôde àla terre" de Jacques Audiberti accompagné aux percussions par Simon Merel et Barthélémy Lougarre Lecture de "Une aventure de Catwoman" de christophe Fiat, musique Carl Hurtin Rencontres "Art Vocal/Art Contemporain"
Résidence à Cologne, dans le Gers,septembre 2006. J'ai proposé de travailler avec les choristes se produisant deux semaines après la fin de ma résidence en jouant sur le spectaculaire de la lumière dans une église, lieu du concert. « L’accessoire rouge » Les choristes devaient être habillés de noir, la tenue rehaussée d’un accessoire rouge.
Ce terme d’ « accessoire rouge » m’a paru véritablement dionysiaque et j’ai cherché à l’augmenter.
J’ai choisi de remplacer cet accessoire par de la lumière rouge. Lumière qui vient de chaque choriste pour poser l’idée que la seule lumière spirituelle véritablement présente est la lumière produite par chacun, redonnant à chaque individu sa propre religiosité, hors de la religion qui n’est qu’objet de pouvoir et de manipulation. Les évènements produits deviennent une chorégraphie, le corps du choriste habituellement à l’abri de sa voix participe à une action commune, chœur visuel au service d’une idée qui fabrique une image.
Quatre compositions visuelles :
25 choristes d’Ardizas entrent et se placent dans le noir portant de luminions qui constituent un texte : « Le silence est un chant inouï » 45 choristes de Köln portent des lampes frontales et entrent dans la lumière avec un objet « porte voix ». La lumière s’éteint, ils placent leur porte-voix sur la lampe frontale et sur le principe du vitrail, un texte se forme : « Les idées sont des chants, et puis il y a les cris… », paraphrase d’une expression de Gilles Deleuze. 2 mn. Ils éteignent leurs lampes frontales et la lumière se rallume. Lecture pour lunette de bouche Première lecture contrainte avec des lunettes de bouche sensées surpoétiser les paroles dites avec cet harnachement. Avec Carolle Douillard http://carole-douillard.com, à IpsoFacto, Nantes |
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