Le bar des phalènes

A partir de 2 container, proposition d'un bar mobile, d'un lieu d'animation ambulant se déplaçant de festivals en lieux culturels.
Extension d'un lieux culturel vers une délocalisation. La proposition joue autant du signal (phare) que de l'activité (bar).

 

Unités Mobiles de Parc et Jardin

Aménagement de bureaux, atelier, animation pour structure culturelle. Toit végétalisé pour isolation ensoleillement. Aménagement d'une promenade sur les toits.



 

La constellation de Ste Forence

Projet de réhabilitation d'un chateau d'eau en phare et petite production photovoltaique. Constellation de leds sur la partie haute. Panneaux solaires côté sud.


 

« Les pictogrammes » activité jardinage.
 
Si l’on considère le jardinage, individuel, familial, communautaire, comme une activité à part entière, une activité qui comme tout travail produit un bien.
Le bien produit par l’activité de jardinage est un bien hors du circuit marchand, en cela c’est une activité productrice mais non directement lucrative.
Malgré tout elle contribue à une autonomie plus ou moins importante selon le temps et l’espace qu’on lui consacre.
Se plaçant hors du circuit marchand elle est une activité anti-capitaliste.
Lorsqu’elle est revendiquée comme telle, elle devient une activité révolutionnaire.
 
C’est une réponse active à la passivité du consommateur induite par le système travail→publicité→marchandise→consommation→gaspillage→ coût environnemental.
Le raccourci travail→consommation entraine une perte pour le système marchand et un gain pour l’environnement.
Comme toute activité le jardinage possède ses techniques, ses codes.
Pour communiquer sur une activité il faut des outils de communication.
 
Créer des pictogrammes illustrant les différentes activités liées au jardinage me semble représenter un pas de plus vers l’acception du jardinage comme activité sociale indispensable, créative et libératrice.

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Janvier 2009
Note d'intention pour ma résidence à la Maison Salvan

Hiver 2009-Printemps 2010

Note d’intentions et précisions pour une résidence à la Maison Salvan Art et Science
 
Le projet dont j’aimerais montrer les avancées à la Maison Salvan progresse  sous l’appellation de « Pixel vert » incluant les pixels d’autres couleurs. Autour de ce projet plusieurs propositions nourriront une exposition dans la maison et à l’extérieur.
 
Le territoire extensible dont je parle ici est à la fois le territoire physique des personnes mais aussi le territoire de la pensée. Paysager son territoire c’est le cultiver d’images nouvelles ; ainsi son environnement, ainsi son esprit. Modifier le territoire de chacun et proposer de nouvelles frontières aux territoires de l’art.
 
Je cherche d’une part à éditer en série illimitée des dalles de terreau pré-ensemencé, qui pourront modifier l’environnement visuel, créer du paysage, et d’autre part  à ensemencer (au sens propre comme au figuré, les idées étant germinatives) des objets liés à l’intime, au corps, à l’usage personnel, pour leur donner la possibilité de changer de statut ou de porter ou devenir du paysage.
 
Pour cela j’aimerais réaliser un certain nombre d’actions.
Plusieurs idées nourrissent la possibilité d’une résidence ou d’un travail sur de la durée. Le principe même d’un travail autour de la croissance végétale nécessite du temps. Pour mon approche particulière du public, j’aimerais entrer en contact/contrat avec la population locale pour au moins deux raison et créer avec le public un rapport d’action et de production. Par exemple, dans le cadre de mon travail sur les « écritures de jardin » j’aimerais collecter des empreintes de bottes appartenant à la population locale à partir de la terre de leur environnement immédiat (comme j’avais collecté des ritournelles lors de ma résidence à Cologne dans le Gers). L’idée est de mettre ces écritures en germination, dans une des pièces transformée en laboratoire. Dans cette pièce on pourra trouver grâce à un prêt de matériel de l’ENSIACET, une recherche poétique active et réelle.
 
J’aimerais, avec les habitants, travailler sur un parrainage des pixels utilisés. Je demande à être mis en relation avec des personnes ressource du village, responsables d’association, écoles de musique, de danse, clubs divers, amicales, dans le but de créer un réseau, j’essaierais avec des habitants, de tisser une relation de confiance et d’obtenir d’eux un peu de temps pour l’échange. Ces personnes, par l’intermédiaire d’objets, de sons (prélèvements sonores), etc., se verront intégrées à l’exposition finale. Des éléments forts liés à l’image (comme des miroirs) viendront paysager de traces intimes, l’intérieur du lieu. Dans cette relation interpersonnelle, des matériaux vont se dégager et servir de lien entre le lieu et les habitants. Avec les matériaux sonores (paroles, bruits, musiques) je composerai une performance pour la produire au moment du vernissage, la forme naitra de ma relation avec les personnes durant la résidence. A moi de trouver le mode relationnel permettant d’instaurer une confiance et un « prêt » de soi.
 
Chaque pixel parrainé sera placé en extérieur comme élément du paysage et sera à la fois à tous comme participant d’un lieu public, et privé comme appartenant à la personne qui l’a parrainé, il faudra imaginer quel protocole, contrat, mettre en place (contrat avec le lieu et contrat de souscription, comme quoi  tel pixel, à tel endroit appartient bien à telle personnes, sous forme de plan par exemple, et intégré à l’édition pour rendre public l’espace privé de l’espace public).
Une collaboration avec l’architecte et la ville sur l’aménagement extérieur (pelouse) sera nécessaire.
Ce travail s’est engagé ce printemps à l’occasion de Traverse Vidéo et de mon exposition à Omnibus à Tarbes autour de l’ensemencement d’objets proches du corps. Au-delà de l’écriture formelle du Pixel vert, des dialectiques intime/public, du territoire et poésie/science du vivant s’engagent.
A l’intérieur de la maison, deux lieux se précisent : le laboratoire et la salle des images.
Les autres pièces accueilleront l’expérimentation et les découvertes in situ. La pièce vitrée sera le lieu lié aux objets mis en relation avec l’extérieur (pelouse/parc) aménagé de pixels.
Par ailleurs j’envisage un élément mobile intégré au parc, faisant le lien avec la genèse de cette recherche.

Une sorte de progression dans l’appropriation du lieu par tous:
(Du point de vue du public)
L’extérieur (le monde) est à tous et à moi, j’en suis collectivement propriétaire.
Le lieu d’exposition  montre quelque chose de moi, bien que personne ne le sache à priori.
De part ma relation personnelle avec l’artiste je suis le seul à pouvoir révéler la vérité de ce qui est montré.
Je suis le seul médiateur/témoin de l’œuvre.
 
 

Projet pour "La ritournelle cosmique"